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Lire son tableau électrique
Savoir quel disjoncteur coupe quoi, c'est la différence entre couper une pièce et couper tout l'appartement à tâtons.
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Pourquoi ça compte
Le tableau électrique est le seul endroit de ton logement où tu peux couper le courant pour de bon. Tant que tu ne sais pas quelle manette coupe quoi, chaque incident se règle en coupant tout et en tâtonnant dans le noir.
Personne ne te l’a montré parce que ça ne s’apprend nulle part. Une demi-heure une fois, en plein jour et sans urgence, t’évite d’apprendre à lire ton tableau un soir de panne, à la lampe de téléphone.
Comment faire
Ouvre le capot du tableau. Il est clipsé ou tenu par deux vis. Tu enlèves ce capot-là, rien d’autre, et tu regardes sans toucher aux fils.
Repère l’appareil de tête : l’interrupteur ou le disjoncteur de branchement, souvent isolé, en haut ou à gauche. C’est lui qui coupe tout le logement.
Repère les interrupteurs différentiels : plus larges que les autres, avec un bouton « test » ou « T ». Chacun surveille toute la rangée qui est sous lui.
Repère les disjoncteurs divisionnaires : les petites manettes alignées sous chaque différentiel. Un par circuit, lumières du salon, prises de la cuisine, four, lave-linge.
Étiquette, circuit par circuit. Allume une lampe dans une pièce, abaisse une manette, va voir ce qui s’est éteint, note-le sur du ruban adhésif collé juste sous la manette. À deux, ça va trois fois plus vite.
Photographie le tableau une fois étiqueté. Le jour où tu es dans le noir, la photo sur ton téléphone est plus lisible que l’étiquette.
Note aussi les manettes qui ne coupent rien de visible. Elles commandent en général le chauffe-eau, le chauffage, le volet roulant ou une prise cachée derrière un meuble, et ce sont celles qu’on cherche le plus longtemps.
Les pièges
Le tableau d’un logement loué est presque toujours mal étiqueté, ou étiqueté par un locataire précédent qui n’avait pas les mêmes appareils. Une étiquette déjà présente ne se croit pas : elle se vérifie.
Abaisser un disjoncteur ne prouve pas que le circuit est mort. Étiqueter, c’est savoir où couper ; ça ne remplace pas la vérification sur place avant d’intervenir.
Ce que cette fiche ne dit pas
Fils en tissu, socles en porcelaine, fusibles à broche, aucun bouton « test » nulle part : ton tableau est antérieur aux protections modernes. Tu ne le modernises pas toi-même. Tu fais venir un électricien, et si tu es locataire, tu écris au bailleur avant.
En location comme à la vente, un diagnostic de l’installation intérieure d’électricité est obligatoire quand l’installation a plus de quinze ans. S’il n’est pas joint au bail, tu peux le réclamer : il dit noir sur blanc ce qui présente un risque chez toi.
Les sources
- Diagnostic immobilier : état de l’installation intérieure d’électricité — service-public.gouv.fr, consultée le
- Sécurité des installations électriques et de gaz, consultée le
- Quels sont les diagnostics immobiliers qu’un bailleur doit fournir au locataire ? — service-public.gouv.fr, consultée le
- NF C 15-100, norme de référence pour l'installation électrique — Promotelec, consultée le
Cette fiche est écrite et sourcée, mais elle n’a pas encore été relue par une deuxième personne. On préfère le dire.