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DLC, DDM, congélation : ce qui se garde

« À consommer jusqu'au » et « à consommer de préférence avant » ne disent pas la même chose. L'une est une limite, l'autre un avis.

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Pourquoi ça compte

Deux mentions cohabitent sur les emballages et elles ne disent pas la même chose. Les confondre fait jeter de la nourriture parfaitement bonne, ou manger de la nourriture qui ne l’est plus.

« À consommer jusqu’au » est une limite de sécurité. « À consommer de préférence avant » est un avis de qualité. C’est le mot avant la date qui porte l’information, pas la date.

La date limite de consommation (la DLC) concerne les produits frais très périssables : viande, poisson, charcuterie, plats cuisinés réfrigérés, certains produits laitiers. Passée cette date, le produit peut présenter un risque pour la santé, même s’il a l’air et le goût normaux.

La date de durabilité minimale (la DDM) concerne les produits secs, stérilisés ou déshydratés : pâtes, riz, conserves, café, farine, gâteaux secs. Dépassée, le produit reste consommable ; il a seulement pu perdre du goût, de la texture ou des qualités nutritionnelles.

Comment faire

Sur un produit à DLC, la date est un point final. On ne rattrape pas une DLC dépassée par la cuisson : la chaleur ne détruit pas toutes les toxines déjà produites.

Sur un produit à DDM dépassée, inspecte avant de décider : emballage intact, boîte ni bombée ni rouillée ni percée, pas d’odeur ni d’aspect anormal à l’ouverture. Emballage abîmé, tu jettes.

Une fois l’emballage ouvert, la date imprimée ne vaut plus. C’est la mention « à consommer dans les X jours après ouverture » qui prend le relais, et à défaut de mention, quelques jours au réfrigérateur.

Pour congeler, va vite et divise. Portions plates, dans un sac ou une boîte fermée, avec le contenu et la date de congélation écrits dessus. Sans étiquette, tu retrouveras dans six mois un bloc que tu jetteras.

Règle ton congélateur sur −18 °C. C’est la température de référence : en dessous, la multiplication des bactéries est arrêtée.

Décongèle au réfrigérateur, au micro-ondes en position décongélation, ou directement à la cuisson. Jamais sur le plan de travail : le centre est encore gelé quand la surface est déjà à température ambiante depuis des heures.

Les pièges

Congeler ne tue pas les microbes. Le froid les met en pause : la plupart survivent à la congélation et repartent dès que ça se réchauffe. Un aliment déjà douteux avant congélation le sera encore après.

Recongeler un produit décongelé. Entre les deux, les bactéries ont eu le temps de se multiplier, et le second passage au froid les conserve au lieu de les éliminer. Un aliment décongelé se consomme rapidement (pas plus de trois jours), et une seule fois.

Ranger les courses « après avoir posé les sacs ». Les surgelés et les produits frais se rangent en premier, avant tout le reste. Le temps passé sur le plan de travail est retiré de la durée de conservation du produit, définitivement.

Ce que cette fiche ne dit pas

Une conserve bombée, qui siffle ou gicle à l’ouverture, se jette sans y goûter, quelle que soit la date. Même chose pour un sous-vide gonflé. Et en cas de doute sur un produit frais, on ne goûte pas pour vérifier : ce qui rend malade ne se détecte ni au nez ni au goût.

Les sources

Cette fiche est écrite et sourcée, mais elle n’a pas encore été relue par une deuxième personne. On préfère le dire.

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